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lundi 7 septembre 2026

L'affaire Oniki : une gestation de plus de 20 ans


 

Ça y est ! Dans un mois, L'affaire Oniki sortira chez Pulp Factory. C'est le résultat d'un long cheminement pour moi alors que j'ai jeté les premières lignes de ce texte sur un Word en... 2002. 2002-2026 : 24 ans de cheminement dans l'écriture, de doutes et d'espoirs qui se concrétiseront en octobre 2026. Retour sur les nombreuses étapes qui ont jalonné l'ensemble.

Au départ, un projet passion

2002. Je viens d'obtenir mon baccalauréat et au mois de septembre, j'intègre l'université et la faculté d'Histoire. C'est aussi le moment d'une forme d'indépendance : j'ai ma propre chambre en cité universitaire et je ne rentre chez mes parents que chaque week-end. 

Entre les cours et la découverte de Strasbourg, je commence à griffonner sur le papier quelques idées qui me trottent dans la tête. Ce sont les balbutiements de ma passion pour l'écriture, je noircis des feuilles que je recopie ensuite les week-ends sur l'ordinateur familial. Ce projet va devenir un univers que j'intitule le Temps des Tyrans.

Je vais alors produire beaucoup. Comme je l'ai déjà évoqué par le passé, j'étais en plein dans une période de space opera, impliqué dans le fandom Star Wars, c'était une profonde inspiration et je vais dérouler jusqu'en 2011 trois tomes écrits, soit plus d'1 millions de signes. Je m'y suis vraiment plongé intensément, ouvrant même ce blog qui a longtemps servi de base à présenter l'univers créé (ici par exemple, une première base de la chronologie).

Le projet va alors connaître un premier coup d'arrêt comme je me lançais dans une écriture "pro" avec notamment la participation à des appels à textes. Il en vivra d'autres au fil des ans, même s'il restera toujours en arrière-fond dans mon esprit. 

Un projet sous influence

A sa naissance, le Temps des Tyrans est fortement sous l'influence de Star Wars dont j'étais un grand fan à l'époque. En plus des films, j'adorais les romans de l'univers étendu, notamment ceux de Timothy Zahn (La trilogie de La Croisade Noire du Jedi Fou) ou ceux de Michael Stackpole (la série autour de l'Escadron Rogue). Les textes en ont gardé une forte propension au space opera avec plans de bataille, affrontements de flottes et un certain dynamisme dans l'écriture pour faire "film".

Autre grande influence : Battlestar Galactica. J'ai découvert la série au milieu des années 2000 via un ami parisien et j'ai adoré le ton adulte, les personnages très bien écrits, avec quelques moments de bravoure mémorables et une vraie réflexion sur la question du pouvoir - et de la religion d'ailleurs. Ces thématiques ont infusé l'ensemble de l'écriture.

Découvert plus tardivement, l'animé Legend of Galactic Heroes tiré des écrits de Yoshiki Tanaka (dont j'ai déjà parlé sur ce blog) sont venus renforcer certaines tendances du texte et lors des réécritures, j'ai même glissé ouvertement quelques références comme une scène d'abordage de navire ennemi qui renvoie à une scène similaire avec la Rosen Ritter dans l'anime.

L'aspect plus politique autour duquel tourne le récit est lui inspiré par Babylon 5 (avec modestie face à l’œuvre de Michael J. Straczynski).

Vous allez me dire ce que cela fait beaucoup de supports visuels. C'est que quand j'ai commencé à écrire, j'étais surtout porté sur le space opera visuel. Ça ne m'a empêché de lire beaucoup de classiques du genre (les Asimov, Hypérion, Les Loups des Etoiles, La Grande Porte, des A.C.Clarke, le cycle de la Culture etc) qui ont pu influencer les réécritures.

Un univers, une saga...puis un ouvrage unique

Jeune auteur, je me suis plongé dans l'écriture avec l'envie d'y aller à fond. Je n'avais pas alors ce défaut de m'éparpiller et j'ai construit un réel univers au fil des ans, avec différentes espèces, des systèmes, une histoire. Je ne suis pas un technicien, je ne passe pas plusieurs pages à décrire la technologie, les vaisseaux, les costumes des personnages. J'essaie plutôt de raconter, d'avoir une dynamique, de suivre les personnages dans tous ces coins d'univers que l'on visite en plaçant l'attention à leur hauteur.

Le fait est que j'ai compris, au fur et à mesure que je découvrais l'édition, que je ne pourrais pas faire éditer une saga en 4 tomes. Cette illusion tombée, aidé par les retours de quelques éditeurs et de bêta lecteurs, j'ai choisi de proposer d'abord un tome unique, avec une vraie fin. L'intrigue, la fameuse affaire Oniki, est close à la dernière page. Ce virage, je l'ai pris entre 2016 et 2020 après avoir longtemps réfléchi à ce que je voulais faire.

Mais tout au long du livre, vous allez croiser des personnages, parfois même rapidement, qui sont amenés à revenir si toutefois l'histoire devait continuer.

Cela, c'est vous qui en déciderez ! 

lundi 20 mai 2024

Mon parcours vers l'écriture (épisode 1)


Je vais vous proposer une série d'articles sur l'écriture, notamment des réflexions sur mon parcours depuis plusieurs années.

J'ai déjà évoqué par le passé comment la fanfiction Star Wars avait influencé mon envie d'écrire. Évoluer dans un cadre défini, un univers borné, m'a permis de bâtir une façon de raconter. J'ai pu imaginer des récits en exploitant une "construction d'univers" déjà très installée. Jouer avec des personnages déjà créés, des mondes existants est finalement très confortable. Réaliser la bascule pour construire ses propres histoires n'est pas toujours évident.

Mais je connais beaucoup d'écrivains de fanfiction qui n'ont jamais passé le pas vers un travail d'écriture plus large, ou qui n'ont pas trouvé la satisfaction nécessaire pour aller plus loin. 

Sans parler de processus, je pense déjà à l'envie. Construire un univers avec ses propres règles est exigeant, très prenant, agaçant parfois. Il faut vouloir s'y lancer. Ce premier point de bascule, je l'ai eu de mon côté avec un projet appelé le Temps des Tyrans.

Rester dans le space opera semblait logique et sécurisant, d'un point de vue progression : j'en connaissais les ressorts (du moins, c'est ce que je pensais) et j'avais des idées pour me libérer du carcan d'origine, inspiré par ma passion pour tout ce qui touche à ce genre. Je me suis plongé à corps perdu dans le process, lancé par l'enthousiasme, comme en témoigne d'ailleurs les débuts de ce blog. J'ai vraiment beaucoup écrit, produisant l'équivalent de trois gros tomes entre 2003 et 2011. J'avais l'ambition d'en faire une quadrilogie.

Mais ce premier projet s'est heurté à de nombreuses réalités qui se sont imposées à moi au fil des années. D'abord, j'ai mesuré les erreurs que j'ai commis. Ma SF ne répondait pas forcément aux bons canons, reprenant trop de choses issues de Star Wars, utilisant des ressorts plus propres à la narration cinéma qu'au roman. Ensuite, je me suis lancé dans ce qui aurait dû être une quadrilogie, un projet totalement invendable à une maison d'édition. Un projet comme celui-ci est aussi difficile à assumer lorsque l'on veut commencer, car c'est très chronophage et obsédant. Enfin, j'ai tout de même essayé de proposer le premier tome un peu partout, recevant des retours d'éditeurs qui m'ont fait mesurer combien j'étais encore loin d'un texte publiable.

Je ne me suis pas démonté. J'ai compris beaucoup de choses en participant à des appels à texte (j'aurai l'occasion d'en parler plus tard) et j'ai voulu utiliser cette expérience. Entre 2014 et 2017, j'ai retravaillé largement le premier volet, motivé par un retour d'un éditeur qui me donnait des pistes de re-travail après avoir refusé le manuscrit. J'ai essayé d'apprendre de mes erreurs, en tentant notamment d'en faire un tome unique. Chose faite en 2019, sans beaucoup plus de succès auprès des éditeurs. 

Si le Temps des Tyrans n'a pas trouvé preneur, il m'a donné goût à l'écriture en dehors de ma zone de confort et d'autres exercices, comme celui de la nouvelle, m'ont permis d'évoluer. Mais il n'est pas encore temps d'en parler, j'y reviendrais dans un second épisode !

vendredi 11 février 2022

[Vendredi Inspi] Les animés adaptant Yoshiki Tanaka

Yoshiki Tanaka n'est pas le plus populaire des auteurs japonais. On ne peut pas dire que l'auteur de Science-Fiction nippon de 68 ans soit identifié en France : publié à seulement trois reprises dans l'hexagone, dont deux fois au rayon jeunesse, il l'a été surtout pour ses œuvres Fantasy. Pourtant, c'est aussi du conteur de récits de space opera dont nous allons parler dans cet article.


Nota : Tanaka étant très peu traduit en France, et le japonais n'étant pas forcément ma tasse de thé, je m’appuierai ici pour le volet scénaristique sur les animés tirés de ses écrits, principalement Legend of Galactic Heroes et Tytania que j'évoquerai longuement. Il est à noter que la première œuvre citée a été traduite en anglais pour les US et que la traduction est disponible sur Amazon. On retrouve du reste de nombreuses similitudes dans la construction des récits avec Arslan, seul roman arrivé jusqu'à nous, que j'évoquerai en fin d'article.

Pour présenter un peu les choses, voilà les synopsis des trois œuvres principales de Tanaka :
 
 

 

Legend of Galactic Heroes (Ginga Eiyū Densetsu - LOGH) :

Au sein d'un Empire Galactique bâti sur le modèle prussien, Reinhard von Lohengramm est l'étoile montante de l'état major. Il se lance dans une campagne contre l'Alliance des Planètes Libres et affronte, par hasard, le jeune commandant Yang Wen-li. Les deux champions vont se faire face alors qu'au sein de chaque camp, de grands changements vont les entrainer dans des situations difficiles, face à des choix impossible. Qui finira par dominer les étoiles ?





Tytania :

Dans un futur où l'humanité a conquis les étoiles, l'empire de Valdania est sous la coupe de la famille Tytania. Elle missionne une flotte pour attaquer la planète-état d'Euriya afin d'étendre sa domination politique et économique. Euriya résiste à la surprise générale et finit par l'emporter, notamment grâce à la victoire du pilote Fan Hyulick. Une guerre civile commence alors, où les membres de la famille et la rébellion vont s'entredéchirer.
 





The Heroic Legend of Arslân (Arslan Senki) :

Le royaume de Parse est attaqué par Lusitania. Le roi, Andragoras III, se porte aux devants de l'envahisseur à la tête de ses troupes, accompagné de son fils Arslan. Mais la bataille tourne au drame en raison d'une trahison. Andragoras est fait prisonnier. Arslan, contraint à battre en retraite, va tenter d'organiser la lutte contre l'envahisseur avec Daryun, son fidèle garde du corps, et Narsus, son conseiller politique.


Les références de Tanaka sont des références historiques. De ce point de vue, il ne peut que me parler : quand il présente ses personnages principaux, il en fait des Alexandre le Grand, des génies de leur temps appelés à régner, et dont le destin va les pousser dans leurs retranchements. Ce parallèle est flagrant avec Reinhard von Lohengramm, le personnage principal de Legend of Galactic Heroes (LOGH). Lohengramm est jeune quand il prend le pouvoir et ce sont ses succès militaires et politiques qui bâtiront sa légende. Il est entouré de ses Diadioques, en quelque sorte : un groupe de jeunes généraux qui vont l'aider à asseoir sa puissance nouvelle. 
Tout, dans l’œuvre de l'auteur, rappelle ces parallèles historiques qui ne sont pas seulement asiatiques, mais pour beaucoup occidentaux. L'auteur lui-même affirme écrire à partir de l'histoire : "je pars de faits historique et j'imagine que quelqu'un prend d'autres décisions, puis j'extrapole à partir de là."
Cette façon de faire me parle beaucoup, car il ne renie pas ce qui fait la spécificité de sa culture, mais réussit à embrasser des références universelles qui se mélangent, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. L'exemple même de la fin de LOGH le montre : Lohengramm sera seul pour régner et règnera longtemps, se montrant un souverain exemplaire qui aura payé cher son accession au trône. Pour plus d'informations sur l'apport historique à son œuvre, je vous invite à lire ce post Reddit (en anglais) très complet, ou cet article qui illustre les débats et les idées qui portent l’œuvre.
 




 
 
L'autre grand axe est sa façon de scénariser des personnages qui ont un réel sens du gouvernement, du pouvoir, de son exercice. De ce point de vue, les héros de Tanaka sont positifs, et renvoie à l'image du peuple japonais à l'égard de leurs empereurs : l'auteur croit profondément à l’existence d’un roi juste, d’un bon gouvernement, de gens suffisamment désintéressés et compétents pour un exercice avisé de l’État. Ce positivisme est assez rare pour être signalé et s'oppose à une vision plus sombre, plus réaliste quelque part, qui domine actuellement dans les paysages SFFF. 
Si j'aime bien lire des ambiances Dark, j'ai toujours apprécié la possibilité d'une sortie plus positive, qui n'est pas forcément une utopie. Nous critiquons suffisamment nos gouvernements pour apprécier aussi de voir en action des personnes soucieuses du bien commun qui réussissent. Mais parfois, même ces hommes politiques/généraux talentueux se trompent ou prennent la mauvaise direction. C'est en partie ce que raconte Tytania : une famille noble domine un empire des étoiles et elle souhaite agrandir sa domination sur Euryia. C'est une erreur, car sa manœuvre va échouer et une rébellion va naître sur les traces d'un champion imprévu appelé Fan Hyulick. 
Fan, comme Yang Wenli dans LOGH, est un héros par accident. Il se trouve au mauvais endroit au bon moment et agit comme nul autre ne l'aurait fait. Là aussi, on retrouve derrière la candeur de ces personnages, qui ne se destinent à rien et sont hyper modestes, des figures positives. Ils sont ces anonymes qui sortent du rang pour se lever contre l'adversité. Le fait de montrer des camps où chacun a en partie raison donne une récit une réelle nuance.  
 
 

 

 
 
Troisième qualité : sa capacité à imbriquer des sous-intrigues avec des personnages secondaires, voir tertiaires, qui fonctionnent admirablement bien. Tous illustrent les valeurs que Tanaka aime mettre en avant : le poids de l’histoire, la démocratie, l’honneur et la liberté, de grandes valeurs qui font les excellents récits en quelque sorte. Ils donnent surtout un côté universel à ses récits, car nous les retrouvons facilement d'une culture à l'autre. En cela, Tanaka me fait beaucoup penser à Michael J. Straczynski (Babylon 5). Ces personnages sont aussi les premiers moteurs des twists, rebondissements, trahisons qui peuplent l’œuvre et donnent l'impression d'un univers et d'une vie plus grande, au delà du simple récit mené sous la plume de l'auteur. 
Cette accumulation de petites histoires est loin de ralentir le récit, à l'image d'un GRR Martin. Au contraire, elles le dynamisent, ce qui est un exemple assez brillant pour le pauvre scénariste que je suis d'une utilisation talentueuse et raisonnée de ce type d'outils.  
L'ensemble forme comme un rouleau compresseur, car les différents recoupements d'intrigues donnent de la force et du drame au scénario, principaux éléments de la tragédie. 
 
 

 

Il est amusant de constater que cette structure très forte n'est pas accompagné d'un style flamboyant. Dans ses ouvrages, comme Arslan, il reste très concis et factuel, privilégiant les phrases courtes pour mettre du rythme. Les chapitres s'enchainent rapidement et l'objectif est de maintenir un dynamisme constant. Comme pour les animés, le récit est enrichi de points de vue secondaires pour assurer l'immersion du lecteur. 

Qu'est-ce que j'en retiens ?


C'est d'abord la richesse qui m'a marqué chez Tanaka : les sous-intrigues, les personnages secondaires/tertiaires, les imbrications fines entre les uns et les autres. Pour susciter l'épique, au sens "récit prenant et marquant", je dois aussi chercher à éveiller les valeurs qui comptent pour moi, que j'ai envie de mettre en avant et qui sont pour moi les moteurs de bons récits. Mais ce n'est pas tout : je dois soigner mes twists et les amener avec soin, parfois de loin, même si je travaille sur des récits historiques. Ce n'est pas tant la connaissance historique qui importe, plutôt la façon d'y impliquer le lecteur. Je dois continuer dans cette voie pour améliorer mes récits !

vendredi 18 octobre 2019

[Sortie] Monsieur Jean des étoiles

Première sortie du mois avec l'arrivée dans les rayons de Monsieur Jean des étoiles, une courte novella de science-fiction (84 pages) disponible uniquement en version papier pour le moment.


Vous pouvez découvrir le travail de l'illustrateur de couverture en vous rendant sur la page d'Andrew-Art sur Pixabay.

Quatrième de couverture :
Le vaisseau de transport Chimère a disparu.
Après une longue période de recherches, Jon et Van découvrent enfin son emplacement. Malheureusement leur joie n’est que de courte durée : tous les membres de l’équipage ont été assassinés ! Et tout porte à croire que ce carnage est la faute d’une intelligence artificielle qui veut changer le cours du temps.
Pour ce faire, elle a envoyé dans le passé un prédateur, à moitié mécanique, qui a pour but de tuer un mystérieux jeune homme prénommé Jean.
Sans autre possibilité, Jon part à son tour dans le passé, sur Terre, pour empêcher le monstre de changer la sombre histoire de l’humanité. 

Au programme : du Space opera, des voyages dans le temps, des monstres et des aventuriers !

Vous pouvez l'acheter au prix de 5€  :

Si vous souhaitez obtenir une dédicace de me part, il vous suffit de le mentionner pendant votre commande sur la boutique. 


Monsieur Jean des étoiles sera également disponible au salon Val'Joly Imaginaire (26 et 27 octobre) et au Salon Fantastique  (31 octobre au 02 novembre).

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter la page dédiée

lundi 20 février 2017

Wattpad, nouvelles et relectures au programme

Ce mois de février est déjà bien entamé et sa richesse, pour mon travail de scribouilleur, est cachée dans l'ombre. Pourtant, elle est bien là. Petit tour d'horizon.

La verdure sera bientôt là...en attendant, Thomas Cole participe toujours à l'illu de ce blog...


Côté roman, ça avance !

Je n'en parle pas trop mais la relecture de Entre la Louve et l'Olympe bat son plein. Les illustrations (oui, il y en aura trois !) intérieures et la couverture avancent bien également. J'ai hâte de vous montrer tout ça, mais il faudra encore un peu de patience.

Le TdT est également en chantier. J'ai trouvé l'énergie de m'y remettre vraiment. Objectif : suivre les remarques reçues d'une maison d'édition et qui ont appelé une vaste réflexion sur le roman - encore une fois. A voir si je m'y tiens. 

Des nouvelles à soumettre

Comme prévu plus tôt, j'ai tenu mes objectifs : les trois nouvelles évoquées dans le précédent article sont écrites. Deux sont déjà parties, une est encore en relecture. 
Je cherche désormais de nouvelles idées de soumission. Les AT sont nombreux ces dernières semaines, reste à trouver l'inspiration (et non le forcer). Le seul pour lequel j'ai une idée à aiguiser, c'est l'AT Administration, pactes et contrat d'Etherval.

Je wattpade, tu wattpades...

Comme initié au moment de la publication de Code rouge, je continue mes publications sur la plate-forme Wattpad. En chantier, la remise à disposition sur un support différent de nouvelles comme Vale, Ceux qui contribuent ou la publication de textes inédits. Je travaille en parallèle sur la mise en ligne d'un recueil sur Calameo et Issuu. Pour l'instant, tout se déroule sur cette page wattpad

A noter que Code rouge continue à vivre sa petite vie sur cette plate-forme : On est pas loin des 400 vues et le récit terminé a été retenu pour intégrer la liste de recommandations Space Opera du profil officiel science-fiction de Wattpad France. 

Des articles sur eMaginarock

Depuis mon recrutement sur feu Mythologica (devenu eMaginarock en 2017) comme chroniqueur cinéma, j'y suis assez productif. Voilà les trois dernières chroniques publiées :




D'autres arrivent prochainement, dès cette semaine avec V pour Vendetta.

samedi 7 janvier 2017

Code rouge : un bilan (et de 2016 aussi)

Je viens d'envoyer, avec un peu d'émotion, le dernier épisode de Code rouge aux abonnés. Il sera disponible dans quelques minutes sur Wattpad. C'est la fin d'un an de travail, pas sa conclusion définitive (j'y reviens plus bas), mais un premier aboutissement. La gestion du projet aura été chronophage, je vais essayer de synthétiser ce que ça a représenté pour moi.


Un travail en amont

Contrairement aux auteurs de feuilletons classiques, je suis incapable de produire des épisodes les uns après les autres à cause de deux tendances :
- celle de papillonner d'un projet à l'autre
- celle de ne pas écrire mes textes dans l'ordre, je peux tout à fait commencer par la fin avant d'entamer le début
Du coup, pour garantir la publication jusqu'à son terme de Code rouge, il me fallait avoir de l'avance, une structure. Le projet est né courant 2015 pour une nouvelle, j'ai toutefois rapidement vu que mon ambition dépassait le cadre original imposé. Avec désormais 150 000 signes environ au compteur, le texte est donc passé par une longue période de planification, de recherche puis de correction courant 2016, pour ce qui aura été mon projet principal.
L'objectif fixé fin 2015 est atteint :  j'ai bouclé Code rouge pendant l'été 2016 et ai décidé de le publier de manière décalé.

Un feuilleton, du temps, des contraintes

Ce format à 150 000 signes, l'équivalent d'une petite novella, n'est pas du genre à susciter l'intérêt des éditeurs. Qu'en faire dans ce cas ? L'idée d'une auto-publication par de multiples canaux s'est vite imposée car elle me permettait de tester différents supports, différentes options, des envies aussi. Il me fallait pour ça travailler avec de nouveaux outils, sur trois axes :
- Tenter l'envoi par mail à l'image d'une newsletter ou des nouvelles par e-mail de Léo Henry. Pour cela j'ai trouvé l'outil idéal : Mailchimp, un producteur de mails avec outils d'envois très simples à utiliser et faciles à gérer.
- Tenter l'aventure Wattpad où j'étais inscrit pour effectuer des lectures depuis un an environ.
- Tester d'autres supports de lecture comme Issuu ou Calameo.

Les outils en main, la publication a commencé en octobre. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, Code rouge a évolué à partir de cette période : les épisodes étaient préparés chaque semaine et la relecture, les réactions des lecteurs (sur Wattpad ou forums), ont alimenté ma réflexion. De 18 épisodes à l'origine, le feuilleton en a compté au final 21. Ce travail de rédaction/correction a été chronophage.

Un autre élément extrêmement prenant a été la plateforme Wattpad. Afin de jouer le jeu à fond,  j'ai voulu m'impliquer, en comprendre le fonctionnement. Tout cela reste obscur au final : l'algorithme derrière le nom ne m'a pas semblé toujours très logique, y compris dans ses mises à jour. Toutefois, l'expérience est à relativiser au terme de l'aventure car j'y ai croisé des personnes intéressantes et j'ai bénéficié de retours, ce qui était l'objectif de l'exercice.

Un bilan en chiffres et en mots

13 abonnés auront suivi le feuilleton par mail. 
15 lecteurs l'auront découvert sur Issuu, 14 sur Calameo.

Le feuilleton a été lu 312 fois sur Wattpad, pour 78 étoiles (équivalent des like FB) et 63 commentaires à la fin de la publication.

Plusieurs avis ont émaillé ce petit marathon, parfois sur le forum de M&L, parfois sur Wattpad, voici l'exemple le plus marquant :




La fin d'une aventure, le début d'une nouvelle

La fin du feuilleton ne signifie pas la conclusion de l'aventure Code rouge. Je suis très satisfait d'avoir vécu ces trois mois pleins où le rythme important de publication m'a permis de rester focalisé sur le texte, de le faire évoluer, grandir. Les retours, jusque-là riches et précieux, sont pour moi une source de motivation et de réflexion.

La suite ? Je vais me consacrer à la préparation du texte pour une sortie sur les plateformes numériques de vente, peut-être aussi bénéficier de l'édition papier via le createspace d'Amazon. Je vais prendre le temps de retravailler les imperfections, le contenu. Bref, j'envisage une autre forme d'aventure.

Celle-ci sera différée pour ne pas interférer avec la sortie de mon premier roman, Entre la Louve et l'Olympe, mais aussi de nouvelles tentatives de publier des nouvelles sur différents appels à texte. 2017 sera donc une année de publication, avant de nouvelles mises en chantier probablement en 2018.

Enfin, je vais continuer à proposer du contenu "inédit" sur les plateformes abordées au cours du projet, afin de continuer à profiter de cet élan. Ça commence dès les prochaines semaines avec la mise à disposition en ligne de deux nouvelles de SF déjà parues sur blogzine : Ceux qui contribuent et Rue des étoiles.Pour ce faire, je vais continuer à utiliser Issuu et Wattpad.

J'en profite pour vous souhaiter une bonne année 2017 !

jeudi 31 décembre 2015

De 2015 à 2016

Le blog est peu actif ces derniers mois en raison principalement de ma vie professionnelle (et personnelle) qui empiète beaucoup sur ma productivité. Résultat et conséquence, je sacrifie au traditionnel bilan (cela m'oblige à m'y remettre) mais il ne sera pas aussi riche qu'espéré.


 Le soleil peine à briller sur les projets... (Copyright Christian Scheurer)

Des publis...si, si

Trois sorties ou ressorties cette année avec La lame de la justice pour une association, mais quand arrive le mot fin ? chez Malpertuis et le retour des vertes prairies chez Mots et Légendes, un bilan plutôt satisfaisant quand on sait combien je suis irrégulier dans la production de nouvelles.
C'est une bonne année de ce point de vue avec deux publications papier et une publication électronique qui a trouvé un large public (plus de 1 600 téléchargements depuis  avril dernier).

 Pas d'autres textes en vue...

Par rapport à l'objectif fixé en début d'année de répondre à cinq AT,  j'ai échoué avec seulement trois soumissions et plus aucun texte produit en format court depuis août dernier. Cette crise de production a cassé un rythme plutôt bon début 2015, qui surfait aussi largement sur l'entrain généré par les publications citées plus haut. Un seul texte a été retenu et publié dans la foulée, chez Malpertuis.

Cette année, je ne compte pas envoyer beaucoup de nouvelles, seulement si l'inspiration me vient spontanément, sans "forcer" autour du thème choisi. Seule certitude : la participation à l'AT hommage à Howard des Editions de l'Instant. Je peaufine le texte avant de l'envoyer.

Et les soumissions du Tdt et d'Asia ?

Encore une dernière réponse en attente pour le Tdt, ensuite....nous verrons. Tout dépendra du retour et de sa nature. Sur la suite à donner en cas de refus, je suis partagé : faut-il retravailler le texte à fond pour en proposer une troisième version différente ? Est-ce vraiment utile ? La première réécriture venait d'une évolution souhaitée de ma part, sur le fond comme la forme, après plusieurs années. Le commentaire d'une des maisons sollicitée, reçu il y a un moment, parlait d'une histoire qui ne "rencontrait" pas le comité de lecture tout en mettant en avant le style et le rythme. Comment interpréter le message caché derrière ?

Côté Asia, les soumissions commenceront très prochainement. J'en reparlerai en début d'année.

Travail de fond en 2016 ?

2015 a été l'occasion d'une réflexion importante au sujet des prochains projets. A vrai dire, j'ai commencé deux textes longs, dont j'ai déjà parlé, l'été dernier. Trois autres envies, projets ressuscités ou nouveaux, sont venus s'y greffer. Pour faire un point :
- Le polar évoqué cet été compte à peu près 27 000 signes, j'ai donc bien avancé. Sauf que je n'ai plus travaillé dessus depuis septembre, que les idées se bousculent dans ma tête et que je souhaite aplanir le contenu avant de m'y relancer.
- Le space op', lui, n'a pas bougé depuis cet été. Il est mis de côté pour le moment.
- Une série, baptisée Traqueurs (SF donc), est sortie des cartons. Le plan est arrêté, le tout compte 60 000 signes environ et progresse petit bout par petit bout, principalement sur les deux premiers épisodes. L'histoire d'une archéologue à la recherche d'un artefact qui pourra l'aider à retrouver son mari kidnappé.
-  Un recueil de nouvelles Fantasy, autour de la Lame de la justice, est également en chantier. Trois nouvelles bouclées sur cinq (Presque 100 000 signes) mais le projet a subi de plein fouet ma perte d'inspiration d'août dernier.
- Un long texte SF sur la conquête de Mars, intitulé code rouge, avec 82 000 signes au compteur. C'est, à vrai dire, le seul qui a su trouver mon inspiration au fin fond de la cave où elle s'était planquée. En progression constante.

J'ai donc produit, ce n'est pas si mal. L'objectif 2016 sera simple : conduire à son terme au moins l'un des projets et arrêter d'éparpiller le peu de temps d'écriture disponible sur 36 choses parallèles. Peut-être qu'une année plus ou moins blanche en tentative de publication (hors soumission d'Asia) m'aidera à repartir avec ambition sur 2017.

Il me reste à vous souhaiter une bonne année 2016, pleine de bonnes choses, de chouettes rencontres et bien sûr de bons livres à découvrir !

jeudi 23 juillet 2015

Point de passage été 2015

L'été est là, la canicule aussi. Un petit point avec les vacances sur les projets en cours.




Asia Provincia avance

La relecture d'Asia Provincia s'est achevée, voilà le projet parti en bêta lecture. Travail au long court à venir, je note actuellement ce que je pense avoir oublié/mal fait, histoire de vérifier au retour du texte.
J'essaie de "décrocher" pour y penser le moins possible afin d'avoir un œil neuf à son retour.

Des nouvelles en projet...

Trop d'ambition tue l'ambition...mais j'ai des idées, encore faut-il les coucher sur le papier.
Comme indiqué en mai dernier, j'ai envoyé la nouvelle pour l'AT Routes de légende (réponse en août a priori). J'ai aussi achevé de retravailler une ancienne nouvelle sur le thème des Reptiles. Vu que l'AT se termine le 31, que le texte a surtout évolué sur la forme, je me laisse 2-3 jours pour le relire une dernière fois avant de l'envoyer.
Du coup, je vise ensuite :
- L'AT Intelligence Végétale (nouvelle à peine débutée, heureusement l'appel a été prolongé au 31 août).
- L'AT Soyez Antique chez vous de ImaJn'ère (échéance en novembre 2015) qui ne peut que me botter, à voir si j'arriverai à sortir un truc potable.
- L'AT Sword and sorcery aux Editions de l'Instant (2016 !) qui vise un hommage à R.E. Howard.

Challenge réponse aux ATs : 2 nouvelles envoyées/5 envois ambitionnés. L'été sera décisif pour la suite du challenge, c'est évident.

J'ai fini également une nouvelle Space op' sans but particulier, mais je vous en reparle plus tard...car elle va peut-être me permettre de tester différentes choses.

...et des projets dont je donne des nouvelles

Je me suis lancé dans deux nouveaux "projets longs", un polar et un space op', j'attends de voir lequel va prendre l'ascendant sur l'autre. J'avance lentement (10 000 signes couchés par texte pour le moment) mais j'écris régulièrement, je vise la régularité avec ces nouvelles locomotives. L'idée est d'éviter la panne sèche qui m'a trop souvent contraint à de longues périodes sans aucune écriture.

Bref, je suis productif, c'est les vacances, c'est normal. A voir jusqu'où ça va durer...

Sur le blog

Le blog est en cours de légère modification. Une page Lu/Vu permet désormais de retrouver toutes les critiques (cinéma, séries, lectures) publiées jusque là. Je vais retravailler et ré-alimenter la page Nouvelles et textes à lire dont le contenu a été effacé par les hébergeurs. Ce travail se faisant petit à petit, j'en reparlerai quand j'aurai du concret.

Bon été à tous !

dimanche 23 novembre 2014

Vu : Interstellar

Non non, je ne suis pas mort mais très occupé jusque là, heureusement l'horizon se dégage un peu pour les prochaines semaines et je vais pouvoir me libérer un peu de temps. Je reviens avec un avis "sur le film qu'il faut basher en ce moment", j'ai nommé Interstellar de Christopher Nolan.
Pour un blog sur un univers de space opera, il me semblait normal d'en parler.




Résumé :
Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire. (copyright Allociné)


ATTENTION : je rentre dans le détail concernant le scénario du film.

Je suis ce qu'on appelle un "nolanien" dans le sens où j'apprécie fortement tous les films du réalisateur anglais, notamment pour son sens du récit et l'aspect implacable du scénario rouleau compresseur. Mon film préféré est le Prestige car il montre là-dessus une grande intelligence dans sa construction. Aussi, je peux l'annoncer d'emblée : Interstellar a tous les défauts habituels de ses productions avec un montage parallèle prévisible, du blabla explicatif et technique jusqu'à l’écœurement, des tunnels narratifs qui ont tendance à sacrifier les persos au profit de la mécanique très voyante du récit comme le passage avec le Docteur Mann (Matt Damon qui guest starise dans un rôle à contre emploi). Voilà de quoi évacuer les critiques.



Interstellar est d'abord un film qui m'a fait rêver. Les images de l'espace sont saisissantes de beauté et propose une réelle évasion dans le silence de l'espace. Son alternance de séquences intenses et de moments contemplatifs est propice à la contemplation, bref c'est un long métrage qui nourrit l'imaginaire, c'est son grand atout.
La dernière production de Christopher Nolan est plutôt avare en scènes d'actions, les rares séquences touchent justes, c'est d'ailleurs l'antithèse de Gravity (Alfonso Cuaron, 2013) qui dans un cadre similaire offrait une succession de situations tendues jusqu'à plus soif. Dans Interstellar, on peut tout simplement apprécier le sens du grand spectacle de son réalisateur avec des séquences de grande classe et des plans qu'on avait envie de voir depuis longtemps - de faire même si je peux le dire ainsi.
Car oui, c'est un film de SF même si l'on évacue son discours pseudo scientifique. Il paie son tribut à la majorité des classiques du space op avec un profond respect, de 2001, l'Odyssée de l'Espace à Star Wars, dans un vaisseau qui n'a cessé de me faire penser à l'Odysseus de Ulysse 31 (ce qui sous les touches de mon clavier est un compliment). Et ça, je ne pouvais qu'aimer.

La spécificité d'Interstellar, dans la filmographie de son réalisateur est qu'on y découvre un Nolan inédit, un Nolan touchant et poétique qui m'a fait pleurer pour la première fois depuis longtemps devant un écran de cinéma. Il a su ramener son film à auteur d'homme alors qu'il traite de sujets graves et importants comme la survie d'une espèce, la fin du monde, la mort, l'entropie. Et aussi jouer de la perle de son casting, j'ai nommé Matthew McConnaughey (qui bouffe toutes les scènes avec un charisme +100), pour nous impliquer dans la quête de cet héros très Nolanien : Cooper est un héros égoïste mais prêt à se sacrifier pour le plus grand monde, un héros qui aime et dont l'amour est un moteur pour refuser la défaite coûte que coûte.
Le scénario nous parle d'abord d'une histoire d'amour entre un père et sa fille à travers le temps. La scène la plus touchante est sans aucun doute celle où Cooper découvre vingt ans d'archives vidéos tournées par ses enfants pour le tenir au courant du déroulement de la vie sur Terre. Très simple dans sa construction, elle montre l'immuable temps qui passe et toutes ses conséquences.

En quoi ce film va m'influencer ? Comme à chaque fois que je vois un bon space opera, il va me pousser à en écrire. Depuis que je l'ai vu, il continue à me hanter et cela a forcément un impact sur ma façon d'écrire en général, les émotions que j'ai envie de faire passer. Dernier point, je continue à écouter la musique en boucle, car Hans Zimmer a encore signé là une partition qui m'inspire - une fois de plus - avec ces orgues déchainés et son piano si doux :