lundi 28 septembre 2026

Est-ce une bonne idée de publier son premier projet ?

 

L'affaire Oniki va sortir en octobre 2026. Il est le premier roman issu de mon univers de science-fiction qui j'ai appelé "Le Temps des Tyrans" (le Tdt dans la suite du texte) qui prête son nom à ce blog, que j'avais conçu à l'origine comme un journal de bord sur sa création. Depuis, je l'ai utilisé comme un journal d'écriture, j'ai publié, mais je n'ai jamais perdu de vue ce projet qui a structuré mon envie d'écrire.

Par ses origines, le temps que j'y ai consacré au fil des années, c'est un livre qui compte beaucoup pour moi. J'y ai mis à plusieurs reprises mes espoirs et mon envie de le voir aboutir. Alors que le roman approche, j'ai mesuré que sa publication allait marquer un jalon particulier dans mon parcours. C'est une forme d'aboutissement que j'aimerai faire perdurer en enrichissant l'univers d'autres publications.

Mais l'émotion et la fierté d'y arriver n'obscurcissent-ils pas mon jugement ? Ai-je bien fait de m'accrocher toutes ces années ?

Ma plume a évolué et le texte avec lui

Le premier texte est un jalon essentiel pour un auteur/une autrice : il pose les bases, lance une machine qui se perfectionnera avec le temps et la pratique. Mais faut-il s'acharner à tenter de le publier ? Ne faut-il pas le laisser en paix et passer à autre chose ?  

J'ai souvent modifié ce roman, que j'ai terminé une première fois en 2005. Je m'y suis remis sérieusement en 2012 et je l'ai soumis une première fois sur une période 2015-2016 à divers maisons d'éditions, dont Rivière Blanche. J'ai eu des échanges fructueux avec Philippe Ward (dont je salue la mémoire, c'était une personne adorable), mais finalement, ça ne s'est pas fait. J'ai aussi eu un retour d'une maison aujourd'hui disparue, appelée les Planètes Orphelines, très long et très complet qui a alimenté ma réflexion plus largement sur le roman et ce que je pouvais en faire. Il a été très précieux dans l'évolution de ce tome 1 vers un tome unique. 

J'ai ensuite travaillé sur d'autres projets (publication d'Entre la Louve et l'Olympe et ce qui a suivi) sans forcément oublier le Tdt. J'ai pu utiliser ce que j'ai appris pour largement retravailler le texte à partir de 2020, en relisant avec attention les différents retours qui m'avaient été faits. Ce fut un travail au long court, d'abord glissé au milieu d'autres travaux éditoriaux, mais construit autour de l'ajout d'un nouveau personnage central et d'une intrigue orientée à mi-chemin entre le roman policier et le space opera.

J'ai choisi d'en faire un one-shot

La réalité de l'édition est ce qu'elle est : il n'est pas évident de publier une saga, d'autant plus si c'est un premier projet éditorial. Au fil des réécritures, j'ai opté pour orienter le manuscrit vers un one shot, un tome unique qui pourrait peut-être avoir des suites. Les différents conseils qui m'avaient été adressé allaient dans ce sens et je n'ai aucun problème avec cet était de fait.

J'ai pris mon partie de cette réalité. Si l'univers devait s'arrêter à la publication de l'affaire Oniki, soit. J'irai de l'avant. J'ai d'autres projets. Mais j'ai fait le choix volontaire de le convertir en tome unique, personne ne m'y a obligé et j'aurai pu laisser l'ensemble dans un tiroir numérique pour ne plus y toucher. J'y ai vu un intérêt pour l'histoire et pour les mondes que j'avais créé, car ils pouvaient exister en une seule histoire.

Bien sûr, je rêve de vous en raconter plus. Narrativement, des portes sont encore entrouvertes à la fin de ce roman. Mais mes personnages y font déjà leur chemin, ils vivront avec vous cette aventure à travers la galaxie. C'est ce que j'ai envie de partager avec vous. 

Je ne me suis pas lassé de cet univers

Car quand je parle de partage, c'est vraiment ça : j'ai arpenté tant de fois les couloirs des destroyers, voyagé dans tous ces mondes, accompagné mes héros dans beaucoup de directions différentes avant de trouver les bonnes, et pourtant je garde toujours l'envie de vous les faire découvrir.

C'est pour moi le meilleur signal que je ne suis pas (encore) arrivé au bout du voyage du Tdt. Avec le temps, je le vois différemment. Je me rappelle encore quand je creusais l'univers dans de longues discussions avec mon ami Flo (et dieu sait que ce texte et cet univers lui doivent beaucoup). J'avais un regard, des envies, un enthousiasme qui me poussait à y aller, à écrire. J'ai évolué depuis et ma façon de travailler les textes a beaucoup changé également. Sans parler d'un regard "plus pro", je pense surtout que j'appréhende l'ensemble sous l'angle du partage avec les lecteurs et du travail partagé avec un éditeur. C'est un petit changement d'angle d'attaque qui a son importance. 

 

mercredi 23 septembre 2026

L'affaire Oniki en précommande

L'affaire Oniki arrive le 1er octobre 2026 et il est maintenant en précommande sur le site de l'éditeur, Pulp Factory.
 

Titre : L'affaire Oniki

Genre : Space Opera, Thriller

Editeur : Pulp Factory

Date de sortie : 1er octobre 2026 

Nombre de pages : 319

Prix : 17€ 

Quatrième de couverture :

La confédération galactique est secouée par une vague d’attentats terroristes commis par l’organisation Oniki. Dans ce contexte tendu, le capitaine Hristo Eddas se lance à la poursuite d’une capitaine renégate de la flotte. Pendant ce temps, l’agent de la brigade financière Kevin Hobrien enquête sur une affaire de malversation qui pourrait cacher bien plus, tandis que Deram, le frère d’un politicien assassiné, se retrouve pris dans un écheveau d’événements. Dans une confédération où la flotte commence à devenir impopulaire, le retour des Cingemics, ennemis vaincus quelques années auparavant, risque d'enflammer la galaxie. 

==> Pour précommander, rejoignez le site des éditions Pulp Factory <==


lundi 7 septembre 2026

L'affaire Oniki : une gestation de plus de 20 ans


 

Ça y est ! Dans un mois, L'affaire Oniki sortira chez Pulp Factory. C'est le résultat d'un long cheminement pour moi alors que j'ai jeté les premières lignes de ce texte sur un Word en... 2002. 2002-2026 : 24 ans de cheminement dans l'écriture, de doutes et d'espoirs qui se concrétiseront en octobre 2026. Retour sur les nombreuses étapes qui ont jalonné l'ensemble.

Au départ, un projet passion

2002. Je viens d'obtenir mon baccalauréat et au mois de septembre, j'intègre l'université et la faculté d'Histoire. C'est aussi le moment d'une forme d'indépendance : j'ai ma propre chambre en cité universitaire et je ne rentre chez mes parents que chaque week-end. 

Entre les cours et la découverte de Strasbourg, je commence à griffonner sur le papier quelques idées qui me trottent dans la tête. Ce sont les balbutiements de ma passion pour l'écriture, je noircis des feuilles que je recopie ensuite les week-ends sur l'ordinateur familial. Ce projet va devenir un univers que j'intitule le Temps des Tyrans.

Je vais alors produire beaucoup. Comme je l'ai déjà évoqué par le passé, j'étais en plein dans une période de space opera, impliqué dans le fandom Star Wars, c'était une profonde inspiration et je vais dérouler jusqu'en 2011 trois tomes écrits, soit plus d'1 millions de signes. Je m'y suis vraiment plongé intensément, ouvrant même ce blog qui a longtemps servi de base à présenter l'univers créé (ici par exemple, une première base de la chronologie).

Le projet va alors connaître un premier coup d'arrêt comme je me lançais dans une écriture "pro" avec notamment la participation à des appels à textes. Il en vivra d'autres au fil des ans, même s'il restera toujours en arrière-fond dans mon esprit. 

Un projet sous influence

A sa naissance, le Temps des Tyrans est fortement sous l'influence de Star Wars dont j'étais un grand fan à l'époque. En plus des films, j'adorais les romans de l'univers étendu, notamment ceux de Timothy Zahn (La trilogie de La Croisade Noire du Jedi Fou) ou ceux de Michael Stackpole (la série autour de l'Escadron Rogue). Les textes en ont gardé une forte propension au space opera avec plans de bataille, affrontements de flottes et un certain dynamisme dans l'écriture pour faire "film".

Autre grande influence : Battlestar Galactica. J'ai découvert la série au milieu des années 2000 via un ami parisien et j'ai adoré le ton adulte, les personnages très bien écrits, avec quelques moments de bravoure mémorables et une vraie réflexion sur la question du pouvoir - et de la religion d'ailleurs. Ces thématiques ont infusé l'ensemble de l'écriture.

Découvert plus tardivement, l'animé Legend of Galactic Heroes tiré des écrits de Yoshiki Tanaka (dont j'ai déjà parlé sur ce blog) sont venus renforcer certaines tendances du texte et lors des réécritures, j'ai même glissé ouvertement quelques références comme une scène d'abordage de navire ennemi qui renvoie à une scène similaire avec la Rosen Ritter dans l'anime.

L'aspect plus politique autour duquel tourne le récit est lui inspiré par Babylon 5 (avec modestie face à l’œuvre de Michael J. Straczynski).

Vous allez me dire ce que cela fait beaucoup de supports visuels. C'est que quand j'ai commencé à écrire, j'étais surtout porté sur le space opera visuel. Ça ne m'a empêché de lire beaucoup de classiques du genre (les Asimov, Hypérion, Les Loups des Etoiles, La Grande Porte, des A.C.Clarke, le cycle de la Culture etc) qui ont pu influencer les réécritures.

Un univers, une saga...puis un ouvrage unique

Jeune auteur, je me suis plongé dans l'écriture avec l'envie d'y aller à fond. Je n'avais pas alors ce défaut de m'éparpiller et j'ai construit un réel univers au fil des ans, avec différentes espèces, des systèmes, une histoire. Je ne suis pas un technicien, je ne passe pas plusieurs pages à décrire la technologie, les vaisseaux, les costumes des personnages. J'essaie plutôt de raconter, d'avoir une dynamique, de suivre les personnages dans tous ces coins d'univers que l'on visite en plaçant l'attention à leur hauteur.

Le fait est que j'ai compris, au fur et à mesure que je découvrais l'édition, que je ne pourrais pas faire éditer une saga en 4 tomes. Cette illusion tombée, aidé par les retours de quelques éditeurs et de bêta lecteurs, j'ai choisi de proposer d'abord un tome unique, avec une vraie fin. L'intrigue, la fameuse affaire Oniki, est close à la dernière page. Ce virage, je l'ai pris entre 2016 et 2020 après avoir longtemps réfléchi à ce que je voulais faire.

Mais tout au long du livre, vous allez croiser des personnages, parfois même rapidement, qui sont amenés à revenir si toutefois l'histoire devait continuer.

Cela, c'est vous qui en déciderez !