mardi 4 mai 2021

May the 4th... ou comment Star Wars m'a influencé

 Mais pourquoi fête-t-on le 4 mai comme le Star Wars Day ? J'ai peur que l'argument des fans ait été supplanté depuis un moment par des considérations commerciales. Qu'importe. En ce jour, j'avais envie de vous parler de mon rapport à Star Wars et pourquoi je dois à la franchise d'écrire.
 

 *Fanfare de la Fox* (oui, car les SW, c'est la fanfare de la Fox na !)
 
 Il y a longtemps, dans une région lointaine, très lointaine - en fait la Moselle - se trouvait un jeune homme qui découvrait Star Wars I : La Menace Fantôme. Nous sommes en 1999 et je me trouvais à un virage : j'avais 15 ans, j'allais bientôt déménager dans un autre département, j'étais à un moment où la découverte du film m'a plongé dans un autre univers. Bien entendu, j'avais déjà vu la trilogie originale à la télévision (sur Fr3 à l'époque) et les éditions spéciales, mais c'est vraiment cette séance de cinéma qui m'a emballé. En sortant de la salle, j'avais des étoiles plein les yeux.
A partir de ce moment-là, je suis devenu fan. 

J'ai alors commencé à me plonger dans l'univers, à découvrir ce que l'on appelle l'univers étendu notamment. Je ne lisais pas énormément à l’époque, mais j'ai plongé sans hésiter et cela m'a ouvert sur la littérature SFFF. La lecture de la Croisade Noire du Jedi Fou m'a laissé un souvenir très fort par sa capacité à me plonger dans cet univers connu, mais avec de nouveaux personnages incroyables. J'avais déjà parlé par le passé sur le blog (ici et ) de l'influence qu'avait pu avoir ces lectures et cet univers sur moi et mon rapport à l'écriture.
Et puis j'ai vécu d'autres aventures grâce à SW en participant, à partir de 2002 si je me souviens bien, à un petit site internet sur le sujet appelé Kamuiweb !
 


Pendant plusieurs années, j'ai participé à la communauté, aux forums, aux sorties entre fans, j'y ai passé de très bons moments et je me suis fait des amitiés qui durent encore aujourd'hui. Pour tout ça, une "fête de fans" se comprend et s'apprécie d'autant plus.
D'autant que c'est à travers Star Wars que j'ai commencé à écrire. J'en parlais en début d'année, j'ai débuté par des fanfictions Star Wars dont beaucoup ont disparu aujourd'hui. Il n'en reste que peu de traces, sauf le meilleur, dont ce Retour de Thrawn co-écrit avec Flo qui reste un excellent souvenir de collaboration et de plaisir d'écrire.
 


J'ai alors fait mes armes de scénariste/rédacteur/correcteur, dans l'enthousiasme de mes vingt ans, avec mon ami. C'était alors sans pression et sans volonté de répondre à un AT ou d'attendre l'ouverture de l'envoi de manuscrit, mais plutôt pour le partager en communauté. Cela a été une bonne école, car nous avions des retours, nous n'avions "que ça" à faire et l'envie d'aboutir était alors forte.
Cette école a été très précieuse. Elle m'a donné goût à l'écriture, à la construction de projets, à l'envie de les partager. La transition n'a pas été simple avec l'écriture "pro", notamment sur l'aspect concurrentiel où l'on se rend compte qu'il y a beaucoup de tentatives pour peu d'élus. Mais j'ai appris, j'ai fini des textes, je suis aller au bout et j'en ai encore envie aujourd'hui.   

C'est aussi riche de toutes ces expériences et avec l'envie de basculer vers un univers plus personnel que j'ai commencé par écrire du Space Opera. L'idée du Temps des Tyrans est là. C'est ce projet qui a fait basculer mon écriture vers ce que je fais à présent. Voilà d'où viennent les piliers de ma passion actuellement...

vendredi 5 mars 2021

[Vendredi Inspi] La théorie de l'Aube


 
 
Ces derniers temps, je travaille sur d'Or et d'Aubes, une novella qui creusera l'univers abordé dans la nouvelle que j'ai publié dans l'anthologie Chevaliers Errants chez Mots & Légendes. Mais comment en suis-je arrivé à travailler sur cet univers ? Et surtout, pourquoi des bateaux à aubes ?

Tout a commencé à la lecture du Monde du Fleuve de Philip José Farmer. Voyez plutôt :




Le monde du Fleuve, c'est l'histoire d'une humanité ressuscitée sur un nouveau monde, idyllique en apparence, parcouru par un immense fleuve dont on peine à identifier la source. Tous les hommes, depuis les origines jusqu'à 1983, retrouvent la vie. Parmi eux, sir Richard Francis Burton, le célèbre aventurier du XIXe siècle, cherche à en savoir plus sur ceux qui ont organisé cette résurrection : est-ce Dieu à la manœuvre ? Des hommes ? Des créatures extra-terrestres ?
Dans le même temps, Sam Clemens, alias Mark Twain, nourrit un rêve démesuré : dans ce nouvel univers où tout le monde repart de zéro, sans industrie, sans gouvernement, il entreprend la création d'un gigantesque bateau à aube qui pourrait le transporter aux sources de ce fleuve. Il est poussé dans ce sens par un Ethique, l'un des mystérieux concepteur de ce monde, qui lui assure qu'il y trouvera des réponses sur l'origine de cette résurrection.

Le cycle a été publié par Mnémos en 2016 dans une intégrale de plus de 1200 pages, grand format, une belle édition qui compte les quatre romans, une nouvelle et une novella.  
 
J'ai été passionné par l'aventure de Sam Clemens, tout au long du deuxième livre dans cette intégrale. Il nourrit l'ambition de remonter le fleuve sujet du roman et décide de construire un bateau à aubes gigantesque. Il est poussé dans l'ombre par un mystérieux inconnu, qui semble être un des créateurs de ce monde, rentré en dissidence. C'est une incroyable aventure sur 40 ans, où il constituera une véritable armée pour défendre son travail, menée par le Baron Von Richtofen et Cyrano de Bergerac ! Ulysse sera son ambassadeur !  Bref, Farmer y mélange l'histoire et les bateaux à aubes, c'est épique, écrit à la Dumas, référencé à fond, je ne pouvais qu'accrocher.
J'ai été fasciné par les parties sur le navire, notamment, me disant que c'était une incroyable machine. En cherchant un peu, j'ai découvert que son inventeur était français. Le lien était fait, l'idée germait : je devais l'utiliser !
 


Le thème de l'appel à texte sur les chevaliers errants m'a donné l'opportunité d'en parler, restait à scénariser, passer de l'idée à l'écrit. C'est l'étape la plus délicate pour moi : je pars souvent d'une idée simple ou d'une scène pour écrire des nouvelles et je pêche souvent dans la réalisation. Une idée ne fait pas tout, ça peut être un point de départ, mais la nouvelle ne peut fonctionner seulement là dessus, de mon point de vue.
J'ai donc pioché dans mon habitus culturel, toutes ses idées qui tournent autour de moi et dont on devine assez facilement l'origine quand on me lit. Il y a l'Histoire, les Kajius, Albator... que demander de plus ?
La nouvelle a été finalisée et j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire. En plus, elle a été retenue pour l'anthologie. Tout était parfait.

J'avais envie de poursuivre dans cet univers neuf. J'ai réfléchi à creuser les origines de mon histoire, de faire quelque chose de plus ambitieux. Ah, l'ambition ! C'est un piège, il faut être capable de la circonscrire, sans quoi le projet n'avance plus. Ça a été le cas de longs mois pour d'Or et d'Aubes. 

Et puis GRR Martin est arrivé ! Plus exactement Riverdream/Rêve de Fevre. L'histoire qu'il y développe n'a aucun rapport avec ce que j'avais en tête, mais Martin y repeint avec brio cette ambiance si particulière des bateaux à aubes que Farmer avait déjà cerné. Je me suis retrouvé projeté dans le passé avec l'envie de m'y remettre, de tenter à mon tour de retranscrire ce que j'ai ressenti.
J'espère que ce sera le moteur (hydraulique, bien sûr) de ce nouvel écrit et que je pourrais le partager un de ces quatre avec vous !

lundi 22 février 2021

Et sinon, tu fais quoi en 2021 ?

L'état de mes projets en cours (enfin, dans mon cas, c'est moins bien rangé...)

 

Qu'est-ce que tu fais pendant l'COVID....

Moi, je n'ai pas changé d'passion.....

Je serai, je pense,

Un peu en retard,

Aux rendez-vous de l'année qui vient...

(A chanter sur une mélodie bien connue des 80's)

 

Dernier point d'étape pour lancer 2021 sur de bonnes bases, le traditionnel bilan des écrits en cours, qui s'annonce dense et plutôt ambitieux... Voyez plutôt :

 


 

Le manuscrit des Larrons de mer est en cours de re-travail, j'attends encore une dernière bétalecture afin de confirmer des doutes ou accentuer certaines choses. Il y a pas mal de chapitres à modifier/polir, pour l'instant surtout sur la 2e partie. Les axes se clarifient dans ma tête. Objectif ambitieux : que tout soit bouclé pour septembre pour pouvoir commencer le tour des crèmeries.

 

 


 

Le projet de space opera Traqueurs a dépassé les 250 000 signes, il me reste un épisode à écrire. Pour rappel, je l'ai conçu comme une série avec l'objectif de le vendre à un éditeur qui chercherait ce type de publications numériques. La dernière partie me semble un peu dense en réfléchissant à mon mini-plan de base, que j'ai enrichi en cours d'écriture : devrais-je céder à la tentation de faire sauter la limite de 300k signes ? Pour l'instant, mes épisodes font à peu près 50 000 signes chacun, donc de ce point de vue, ça se tient. 

J'écris actuellement 5 à 10 000 signes par semaine sur ce manuscrit, j'espère donc pouvoir tout boucler d'ici aux vacances d'avril sur le premier jet. C'est le seul projet sur lequel j'ai de la régularité, ce qui remonte un peu le moral.

 


 

Concernant B.A.S.C., mon polar super-héroïque, c'est l'arrêt complet depuis plusieurs semaines déjà. Bloqué à l'approche des 250 000 signes, il ne suscite plus d'envie d'écrire actuellement. Il est en stand by.

 


 

La lame et le pourpoint est né pendant le premier confinement de l'envie de faire un récit Fantasy sur une équipe réunie pour libérer une cité du crime. Il est à 80 000 signes et je cherche des idées pour rebondir actuellement.

 


Le divin imperator, dans l'univers d'ELLEO, atteint les 50 000 signes. Il progresse de temps en temps, j'ai des idées, je ne m'impose rien.

 


 

D'or et d'aubes m'est brutalement revenu en tête après avoir disparu des radars pendant des mois. C'est une novella qui reprendrait certains des personnages de A feu et à aubes, dont le chevalier Jouffroy d'Abbans. Une dizaine de milliers de signes, tout au plus, sont couchées sur le papier, mais je me laisse porter et on verra bien. 

 

 A cela s'ajoute trois nouvelles en cours, dont je ne parlerai pas immédiatement, vu que vous le savez, je commence beaucoup de nouvelles, mais j'en mène peu au bout. En tout, j'ai presque 900 000 signes en cours, ce qui laisse augurer encore de beaucoup de travail. Cette année, comme les précédentes, le mot d'ordre va être d'avancer !