Ça y est ! Dans un mois, L'affaire Oniki sortira chez Pulp Factory. C'est le résultat d'un long cheminement pour moi alors que j'ai jeté les premières lignes de ce texte sur un Word en... 2002. 2002-2026 : 24 ans de cheminement dans l'écriture, de doutes et d'espoirs qui se concrétiseront en octobre 2026. Retour sur les nombreuses étapes qui ont jalonné l'ensemble.
Au départ, un projet passion
2002. Je viens d'obtenir mon baccalauréat et au mois de septembre, j'intègre l'université et la faculté d'Histoire. C'est aussi le moment d'une forme d'indépendance : j'ai ma propre chambre en cité universitaire et je ne rentre chez mes parents que chaque week-end.
Entre les cours et la découverte de Strasbourg, je commence à griffonner sur le papier quelques idées qui me trottent dans la tête. Ce sont les balbutiements de ma passion pour l'écriture, je noircis des feuilles que je recopie ensuite les week-ends sur l'ordinateur familial. Ce projet va devenir un univers que j'intitule le Temps des Tyrans.
Je vais alors produire beaucoup. Comme je l'ai déjà évoqué par le passé, j'étais en plein dans une période de space opera, impliqué dans le fandom Star Wars, c'était une profonde inspiration et je vais dérouler jusqu'en 2011 trois tomes écrits, soit plus d'1 millions de signes. Je m'y suis vraiment plongé intensément, ouvrant même ce blog qui a longtemps servi de base à présenter l'univers créé (ici par exemple, une première base de la chronologie).
Le projet va alors connaître un premier coup d'arrêt comme je me lançais dans une écriture "pro" avec notamment la participation à des appels à textes. Il en vivra d'autres au fil des ans, même s'il restera toujours en arrière-fond dans mon esprit.
Un projet sous influence
A sa naissance, le Temps des Tyrans est fortement sous l'influence de Star Wars dont j'étais un grand fan à l'époque. En plus des films, j'adorais les romans de l'univers étendu, notamment ceux de Timothy Zahn (La trilogie de La Croisade Noire du Jedi Fou) ou ceux de Michael Stackpole (la série autour de l'Escadron Rogue). Les textes en ont gardé une forte propension au space opera avec plans de bataille, affrontements de flottes et un certain dynamisme dans l'écriture pour faire "film".
Autre grande influence : Battlestar Galactica. J'ai découvert la série au milieu des années 2000 via un ami parisien et j'ai adoré le ton adulte, les personnages très bien écrits, avec quelques moments de bravoure mémorables et une vraie réflexion sur la question du pouvoir - et de la religion d'ailleurs. Ces thématiques ont infusé l'ensemble de l'écriture.
Découvert plus tardivement, l'animé Legend of Galactic Heroes tiré des écrits de Yoshiki Tanaka (dont j'ai déjà parlé sur ce blog) sont venus renforcer certaines tendances du texte et lors des réécritures, j'ai même glissé ouvertement quelques références comme une scène d'abordage de navire ennemi qui renvoie à une scène similaire avec la Rosen Ritter dans l'anime.
L'aspect plus politique autour duquel tourne le récit est lui inspiré par Babylon 5 (avec modestie face à l’œuvre de Michael J. Straczynski).
Vous allez me dire ce que cela fait beaucoup de supports visuels. C'est que quand j'ai commencé à écrire, j'étais surtout porté sur le space opera visuel. Ça ne m'a empêché de lire beaucoup de classiques du genre (les Asimov, Hypérion, Les Loups des Etoiles, La Grande Porte, des A.C.Clarke, le cycle de la Culture etc) qui ont pu influencer les réécritures.
Un univers, une saga...puis un ouvrage unique
Jeune auteur, je me suis plongé dans l'écriture avec l'envie d'y aller à fond. Je n'avais pas alors ce défaut de m'éparpiller et j'ai construit un réel univers au fil des ans, avec différentes espèces, des systèmes, une histoire. Je ne suis pas un technicien, je ne passe pas plusieurs pages à décrire la technologie, les vaisseaux, les costumes des personnages. J'essaie plutôt de raconter, d'avoir une dynamique, de suivre les personnages dans tous ces coins d'univers que l'on visite en plaçant l'attention à leur hauteur.
Le fait est que j'ai compris, au fur et à mesure que je découvrais l'édition, que je ne pourrais pas faire éditer une saga en 4 tomes. Cette illusion tombée, aidé par les retours de quelques éditeurs et de bêta lecteurs, j'ai choisi de proposer d'abord un tome unique, avec une vraie fin. L'intrigue, la fameuse affaire Oniki, est close à la dernière page. Ce virage, je l'ai pris entre 2016 et 2020 après avoir longtemps réfléchi à ce que je voulais faire.
Mais tout au long du livre, vous allez croiser des personnages, parfois même rapidement, qui sont amenés à revenir si toutefois l'histoire devait continuer.
Cela, c'est vous qui en déciderez !





