dimanche 24 mai 2026

Stellaris de Andreas Waldetoft

 

18e épisode de #Ma BO cette semaine

Je tenais, pour la reprise des publications, à vous parler de cette BO que j'aime beaucoup et que l'on doit à Andreas Waldetoft. Composée majoritairement pour le synthé et un petit orchestre, Stellaris surfe sur les canons du Space Opera. Autour d’un thème puissant répété à l’envi dès la première piste, Creation and beyond, la bande originale construit son ambiance sur les nappes synthétiques typiques d’un Vangelis dans son volet évasion (Alexandre).

 


Mais on relève aussi une autre influence, celle d’Hans Zimmer. La thématique se construit autour de thèmes bâtis sur des ostinatos repris en boucle. La référence la plus évidente est celle d’Interstellar à travers l’utilisation du violoncelle et d’un orgue synthétique dans Deep space travel (à partir de 1 min 30 s) qui n’est pas sans rappeler la progression épique de No time for caution, le morceau d’action du film de Christopher Nolan.

Le modèle clairement exprimé à plusieurs reprises par les développeurs et le compositeur (comme sur cette interview) est celui de Tron : Legacy de Daft Punk. On devine parfois le temptrack – l’obligation pour le compositeur ne reprendre des sonorités similaires au morceau original – derrière la musique sans qu’il soit envahissant. Pour autant, s’il y a un agrégat de références évidentes, Stellaris réussit un excellent croisement de toutes ces évocations afin de créer une ambiance propre. Dans ses moments chantés, la soliste Mia Stegmar enchante par sa voix puissante. Elle pose aussi un univers de contemplation, comme sur Faster than light où son timbre cristallin émerveille et fascine. Sur Distant Nebula, sa voix s’associe au thème principal qu’elle porte avec grâce.

Dans plusieurs pistes au long court (Pillars of Creation, The birth of a star, toutes deux au-delà des dix minutes), le rythme lent et rêveur proche de la tendance New Age renforce l’impression de l’auditeur de découvrir un univers mystérieux, gigantesque, difficile à percer. Ce type d’ambiance est parfait pour l’immersion et permet de s’envoler dans l’espace sur les presque deux heures que compte le score.

Cette musique t'aide à écrire ?

Quand je pense Space Opera, je ne pense pas forcément Star Wars. J'aime bien aussi le contemplatif, laisser l'esprit s'envoler sur d'autres mondes. Dans ma prochaine publication, l'Affaire Oniki, qui arrivera en fin d'année, j'ai essayé de synthétiser ces deux approches avec d'un côté des batailles, de l'autre la découverte d'autres planètes et l'exploration spatiale. La musique d'Andreas Waldetoft a beaucoup contribuer aux réécritures du manuscrit et ont inspiré quelques visions de ces ailleurs que j'espère bientôt partager avec vous. L'écouter permet de cerner, sans doute, un peu de mon état d'esprit lorsque les vaisseaux quittent leur amarrage pour voguer au milieu des étoiles. 

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