dimanche 5 janvier 2020

De 2019 à 2020 : bilan et perspectives

La fin de l'année 2019 a été pénible, par ici, mais 2020 arrive et, avec elle, son cortège de projets et d'envies !



1 - 2019 : l'année où j'ai connu le plus de publications

Quand on prend froidement le bilan des publications, il y a de quoi être heureux : j'ai publié trois fois cette année, c'est mon maximum depuis 2012. Trois publications papier en plus, une première ! La conjonction a donc été très bonne et j'en suis très content.

Monsieur Jean des étoiles a correctement commencé sa carrière et a reçu de sympathiques premiers avis. J'espère qu'il va monter en charge sur les prochains mois. 

D'autant que les publications précédentes continuent à rencontrer du public : Entre la Louve et l'Olympe a dépassé les 50 ventes cette année et c'est une belle fierté pour un ouvrage chez un petit éditeur de l'Imaginaire.

J'en profite pour remercier Mots et Légendes pour la défense des ouvrages et la continuité de notre collaboration, qui me comble.

Reste que l'année a été exceptionnelle car elle a permis de rattraper des retards de publication ou du one-shot (pour le cas de Malpertuis). Pour 2020, tout cela devrait être bien plus calme et je vais m'atteler à défendre les parutions de fin 2019.




2 - Une année productive, même si...

Avec 16 articles publiés sur ce blog, j'ai connu l'année la plus productive sur cette plate-forme depuis son ouverture en décembre 2010. L'année à venir verra donc le 10e anniversaire du blog, oui, déjà....

Les publications ont été globalement beaucoup plus lues qu'en 2018, malgré une baisse en fin d'année du fait de ma quasi-absence des réseaux en octobre/novembre. Cette année a encore été éprouvante personnellement, ce qui explique ce manque de soutien. Je sais que je dois faire mieux en 2020, mais d'un autre côté, je ne sais pas ce qui m'attend. C'est donc ambivalent.

Par ailleurs, j'ai publié irrégulièrement sur Emaginarock, avec 16 articles, un peu plus d'un par mois.

Pourtant, j'ai rencontré de nombreux trous d'inspiration cette année, dont le plus long a duré presque 4 mois. J'ai aussi rencontré beaucoup de problèmes dans la vie de tous les jours, entre un décès dans ma famille et les grèves qui m'ont contraint à un rythme voiture-boulot-dodo éreintant (paie ici tes journées de 14 ou 15h de travail + voiture...non il n'y a pas qu'à Paris que c'est impactant comme les médias semblent le croire).
Paradoxalement, on peut dire que les périodes où j'ai écrit ont été très productives...



3 - Et des projets, toujours des projets

Bon, le bon côté des choses, c'est que ma disette d'écriture ne m'a pas privé d'idées. Même si les choses n'ont pas aussi bien évolué depuis le bilan de l'année passée que ce que j'espérais, voilà ce qui vient pour 2020 :

Le Temps des tyrans est en soumission. J'attends un retour.

Code Rouge a une piste pour une publication future sur le circuit classique, nous verrons bien si cela se concrétise.

Le projet Sokol a été rebaptisé Les larrons de mer. Il a forçi : il fait 657 734 signes actuellement - un peu plus de 109 000 mots), à comparer avec les 450 000 signes d'ELLEO en son temps. C'est un fait, j'ai été débordé par l'ampleur du projet et l'on ne m'y reprendra pas de sitôt. J'ai surtout rencontré quelques problèmes sur ma façon de travailler, comme je l'expliquais en novembre, aussi ce roman aura été riche d'enseignements.
Mais j'ai réussi à concrétiser un certain nombre de choses : j'ai fini la rédaction, remonté quelques scènes, coupé d'autres, et je relis actuellement le manuscrit (113 pages relues sur 212). J'ai commencé à écrire le synopsis complet et je réfléchis à la façon de le vendre auprès des éditeurs. Il est amusant de constater que j'ai écrit une forme inconsciente de duologie, car il y a une ellipse d'un an au milieu du récit, qui intervient pile poil à 338 000 signes et des brouettes...
Bientôt, j'espère pouvoir dire que j'en ai fini  avec le premier jet. Bientôt...

B.A.S.C., le projet de brigade de police anti super-criminels, est à 225 000 signes. Bon, j'ai un peu ralenti la voilure ces derniers temps, mais je le considère comme mon récit détente, donc il est peu surprenant qu'il soit écrit par cycle. Je ne me fixe pas d'objectif, mais j'aimerai bien le terminer, bien sûr, en 2020.

Traqueurs, un projet de série de space opera, est toujours à 95 000 signes. En stand by.

La lame et le pourpoint est ma nouvelle idée du moment. Roman de Fantasy, il portera sur une équipe en mission pour libérer une cité du crime. Le projet s'est créé après la découverte des nombreux romans sur les voleurs que j'ai pu lire dernièrement (dont la saga des Salauds Gentilshommes est l'avatar le plus efficace). Il ne compte que 20 000 signes environ pour le moment.

Le divin imperator est un nouveau roman de Fantasy antique. A priori, il poursuivra l'univers d'ELLEO sans en être la suite immédiate. Je suis en train de travailler sur le début, il compte à peu près 25 000 signes environ de son côté.

Bref, toujours beaucoup de choses en cours, je ne vais pas fixer d'autres objectif que de boucler les Larrons de mer, nous verrons ensuite pour les autres. J'espère que la multiplication des projets ne va pas m'éparpiller. Je reste concentré et j'espère une année où je vais boucler des projets !

Et vous, qu'est-ce qui s'annonce en 2020 ?

lundi 30 décembre 2019

9 souvenirs de ce que j'ai lu, vu et entendu en 2019

Comme l'année passée, je vais vous parler des œuvres ou passages qui m'ont plu à travers des scènes, des moments particuliers découverts pendant cette année 2019, plutôt que d'établir un simple top.

Attention, je parle forcément des films/séries/romans et de leur contenu.




Une bataille des héros, vraiment ? (Les Héros - Joe Abercrombie)

Dans les Héros, tome 2 de Terres de sang, Joe Abercrombie creuse un sillon qu'il maîtrise à la perfection : faire de ses personnages de parfaits salauds. Mais ce qui impressionne le plus dans ce tome, c'est la mise en place de la bataille qui dure les 2/3 de l'ouvrage : c'est clair, plein de mouvements, avec une petite dose d'héroïsme et beaucoup de real strategy. L'ampleur du dispositif impressionne, car Abercrombie ne perd jamais le lecteur sans faire d'effort. Pas besoin de schéma, quand le talent est là !



La quête de la Muraille Sainte (Omale T2 - Laurent Genefort)

Dans cette deuxième intégrale, Laurent Genefort met en scène l'aventure majestueuse de la Muraille Sainte, où l'on suit un groupe d'explorateurs qui tente de comprendre d'où vienne les fuyards qui ont rejoint, apeuré, les plus grandes cités d'Omale.
C'est un roman précieux, juste dans ses propos, qui fait voyager, qui questionne l'humanité, ses travers, ses réussites tout en montrant un univers toujours riche et soigné. On y suit une mission scientifique qui tente de comprendre une vague de migration qui proclame, à travers Omale, que la fin des temps est arrivée. L'opposition science/religion est un chouette moteur pour un récit aux belles valeurs, où l'envie d'avancer ensemble transcende les difficultés et les différences.




L'antenne et la chute libre (Ad Astra)

Dans Ad Astra, Roy McBride (Brad Pitt) travaille sur une super antenne à des milliers de kilomètres du sol quand la première tempête électrique frappe la Terre. Le réalisateur, James Gray, parvient à faire ressentir le sentiment de vertige qui impressionne le spectateur aussitôt : la caméra embrasse le décor proche et le héros avant de basculer vers la Terre, sa beauté, son éloignement aussi.
La catastrophe frappe, McBride saute dans le vide et après un moment collé à son acteur, Gray élargit à nouveau le champ, nous fait prendre conscience du danger, mais aussi du calme méthodique de McBride qui, à peine sauvé au sol, va subir un débriefing froid et désincarné.
Tout est résumé en quelques minutes : la virtuosité d'un réalisateur en pleine possession de ses moyens, un personnage immédiatement posé et le lancement de la quête intérieure qui fera tout le sel d'un des meilleurs films de 2019.


Arrow vs Deathstroke (Arrow saison 2)

La série Arrow ressemble parfois plus à un soap qu'à une série de super-héros, mais elle tire sa principale inspiration de la trilogie Batman de Christopher Nolan et cela se voit. Dans sa deuxième saison, elle bâtit son intrigue sur l'opposition entre Oliver Queen et Slade Wilson, aka Deathstroke. Ce conflit s'est mis en place lentement, dans la saison 1, avant d'atteindre son paroxysme au cours de cette deuxième partie.
Arrow se montre alors jusqu'au boutiste et sombre, comme lors de la mort de l'amour de Queen et Wilson, ou du froid assassinat d'un membre de la famille Queen. L'implacable machinerie de la vengeance va les amener à faire un remake de la fin de The Dark Knight Rises : alors que Deathstroke assiège la ville de Starling, Arrow va rassembler une équipe pour l'affronter. L'affrontement tiendra toutes ses promesses, malgré un léger manque de moyens. La preuve que l'univers DC TV peut dépasser son image potache pour livrer une histoire efficace et sombre.





A song of Castamere (Game of Thrones S8)

Si un élément a bien été constant sur la série Game of Thrones, c'est bien la musique de Ramin Djawadi. Pour la conclusion de la dernière saison, il nous a offert un chouette best of de ses plus belles compositions, dont The Rains of Castamere, avec laquelle Djawadi ne cesse de jouer depuis le mariage pourpre, en saison 2, pour illustrer la fameuse sentence qu’un Lannister paie toujours ses dettes.
Il lui offre ici un brillant adieu sous le duo du piano et des cordes déchirantes de For Cersei, moment de grâce où s’entrecroise les grands moments du personnage de Cersei (intro de Light of the Seven), avant de s’achever sur la marche inexorable des violons de ce Rains of Castamere touchant. Il est aussi joué par un violon larmoyant, sur Nothing Else Matters, en forme de conclusion. C’est, à mes yeux, le thème le plus réussi et le plus mémorable de l’intégralité de la musique de Game of Thrones, par son sens dans l’univers (les paroles, son lien à un évènement particulier) et sa capacité à être marquant à chaque nouvelle interprétation.




L'histoire d'un ange et d'un démon (Good Omens)

La série adaptée du roman de Neil Gaiman se bâtit quasi exclusivement sur le duo David Tennant - Michael Sheen, que j'ai beaucoup. Mais le scénario global trainant un peu en longueur, j'ai surtout apprécié ce qui concernait les deux personnages et l’exemple le plus frappant de leur importance est l’épisode trois. Sa scène pré générique y dure la moitié de l’épisode et porte exclusivement sur leur lien au cours des siècles. Ce festival de situations drôles, où l'on relie l'histoire à l'aune de leur relation, éclipse totalement l’intrigue principale qui semble bien pâlotte en comparaison.




Hijo de la luna (Le puits des mémoires T 2 : le fils de la lune)

Le Puits de mémoire a commencé doucement, par une traque qui posait beaucoup de questions. Ala fin du tome 1, je suis resté circonspect sur le scénario, mais ce tome 2 m'a conquis.
C'est un tome supérieur en tous points au précédent : plus intense, plus haletant, avec sa batterie de révélations et de développements de personnages. Le début du roman laisse penser à une répétition du T1 et, là dessus, arrivent enfin les développements que l'on attendait. La plongée dans Woltan est passionnante et la découverte des identités du trio tient ses promesses, y compris jusqu'à la dernière ligne de la dernière page (un belle surprise, d'ailleurs, qui révèle qui est le fils de la lune).

Ce qui est vraiment bien, c'est que l'intrigue se complexifie tout en restant parfaitement fluide. Il n'y a pas de point de vue plus "faible" que l'autre grâce au travail sur les personnages amorcé précédemment.
J'ai hâte de lire le tome 3 !



Un souvenir Kingdom of Heaven-ien (Carnival Row)

Carnival Row, épisode 3 : dans un long flashback, l'histoire revient sur le passé des protagonistes Philo (Orlando Bloom) et Vignette (Cara Delevigne), au moment de la guerre entre la Burgue et le Pacte. L'occasion de nous plonger plus avant dans cet univers à mi-chemin entre le Steampunk et la Fantasy classique, mais surtout de trouver une gravité et une imagerie propre à rappeler quelques bons souvenirs aux amateurs de Ridley Scott.
Tout y est proche de Kingdom of Heaven : cette photographie froide, bleutée, où les flocons se détachent et la pluie est très présente ; Orlando Bloom dans son registre sérieux/bête blessée ; dans la naissance et la mort rapide de cet amour qui aurait pu prospérer en d'autres lieux et en d'autres temps. Résultat, l'épisode Les Royaumes de la lune offre un excellent moment à la fois contemplatif et violent qui résume à lui seul toutes les qualités de la série : c'est beau, c'est brutal, c'est très Fantasy dans l'esprit et ça cherche à nous raconter une vraie et belle histoire.




Le Bon, la Brute et le Hussard (l'Empereur de Paris)

Si le meilleur film de genre français est sans conteste le Chant du Loup, j'ai aimé aussi l'Empereur de Paris : il propose une reconstitution intéressante, avec un casting de trognes, quelques chouettes scènes d'action et un petit côté "Incorruptibles" dans la construction de l'intrigue qui me plait bien. Dommage que l'intrigue ait un gros coup de mou à mi-chemin.
Toutefois, la bataille finale remonte vraiment la pente, avec pas mal de surprise, notamment car ce n'est pas forcément Vidocq qui a les plus belles scènes : je pense bien entendu au capitaine des Hussards, le duc de Neufchateau (joué par James Thierrée).
Décidé à se venger de la mort de son fils, Neufchateau accompagne Vidocq dans la tanière du méchant et confronte les assassins. Dans un combat très bien chorégraphié et rythmé, il aura sa vengeance et le paiera très cher. Intense et très réussi.


Et vous, que retiendrez-vous pour 2019 ?

lundi 18 novembre 2019

Un point de passage en novembre

Voilà presque six mois que je n'étais pas revenu sur mes activités de scribouillard, et ça tombe bien, j'ai pas mal de choses à évoquer en cette fin d'année.


La technique des petits pas

Après un gouffre d'inspiration fort long et désagréable, j'ai retrouvé ces derniers temps un rythme plaisant d'écriture. Plutôt que de me mettre la pression pour finir mes projets, j'ai décidé d'écrire à nouveau pour écrire, avec la technique toujours efficace de rédiger une phrase par jour. 
Autre tentative : relire ce qui a déjà été écrit en version papier, afin de corriger bien entendu, mais aussi de rester au contact du texte. Cela coûte cher en impression, certes, mais la technique permet également d'avancer à son rythme et demande un exercice moins exigeant que du créatif pur.

Tous ces petits trucs m'ont permis de me remettre en selle et de briser le cercle vicieux de moins de temps - stress d'écrire - syndrome de la page blanche - donc moins de temps... 

Le souffle des parutions

Bien entendu, les sorties coup sur coup de l'anthologie Chevaliers Errants et de Monsieur Jean des étoiles ont largement contribué à cet élan. Surtout que les deux publications se portent plutôt bien et que les premiers retours font très plaisir, à l'image de ce commentaire Amazon pour Monsieur Jean :


Deux projets avancent

Mon roman de piraterie a repris une douce avancée. Avec les relectures qui me permettent de couper, comme un monteur, certains passages, ou au contraire d'en faire avancer d'autres, le texte approche les 670 000 signes. La bête n'est toutefois toujours pas repue et je pense terminer sur le fil des 700 000 signes, au moins. Ce qui pose la question de savoir comment vendre un plus gros produit à un éditeur, on verra ça quand ce sera bouclé...
Je vois en tout cas toute la difficulté que m'aura causé ce manuscrit. Je pense que l'écriture dans l'ordre chronologique ne me correspond définitivement pas. Ça marche quand tu as une histoire très cadrée, avec un plan, ce que je n'aime pas faire. Je paie cette impréparation. Il est plus simple d'avoir un produit brut à retravailler ensuite, même plusieurs fois, ça me correspond mieux. 

L'autre roman, B.A.S.C., qui traite de super vilains qui attaquent Strasbourg, a dépassé les 220 000 signes. Conçu comme un projet court, il ne devrait pas dépasser les 300 000 signes, autant dire que je suis bien avancé.

Paradoxalement, je vais peut-être me retrouver à finir B.A.S.C. d'abord, ce qui était inimaginable en début d'année....

On se retrouve bientôt pour d'autres infos !